jeudi 12 août 2010

Le mal des montagnes


Chose promise chose due ! Voici l'article sur le mal des montagnes.
Non. Le mal des montagnes, aussi appelé le mal aiguë des montagnes, ce n'est pas un sentiment profond de nostalgie en pensant au chalet de votre grand-mère dans les Alpes.

Le mal des montagnes est bien une réaction à l'altitude due à une diminution de la quantité d'oxygène absorbée lors d'une inspiration.
Le principe est simple : l'air, que vous soyez au bord de la mer ou sur le Mont Everest contient la même quantité d'oxygène, c'est-à-dire 20%. Tout est une question de pression de l'air qui devient de moins en moins dense avec l'altitude. Voilà pourquoi sur le Mont Everest, la pression de l'air équivaut à 30% de celle qu'on trouve sur la côte.
Le corps doit donc s'acclimater au fur et à mesure que vous montez en altitude.

Les premiers changements s'opèrent à partir de 3000m environ. Le corps réagit d'abord en accélérant la respiration pour amener les molécules d'oxygène plus rapidement dans le sang. Puis, au fur et à mesure de votre ascension, le corps va sécréter une hormone qui va activer la fabrication de globules rouges afin de transporter et de distribuer plus rapidement et plus facilement l'oxygène dans tout votre corps.

Si beaucoup de personnes supportent bien les ascensions progressives, il peut arriver que cela soit plus difficile pour d'autre.

La mal aiguë des montagnes n'est pas dangereux tant que les symptômes sont reconnus à temps et que les mesures nécessaires sont prises.
Maux de tête intenses, perte d'appétit, nausée, fatigue anormale constituent les premiers symptômes. Si à ce stade, le randonneur refuse de reconnaître les symptômes, il se met en danger car les symptômes risquent de s'aggraver : oedèmes cérébraux ou oedèmes pulmonaires. Il faut donc réagir avec beaucoup de sagesse dès les premiers symptômes et passer au-dessus de la frustration !

Même si l'objectif du sommet ou de la suite du trek vous font rêver, il faudra parfois y renoncer pour être sûr de revenir entier et en bonne santé ! Si les symptômes sont faibles il peut suffire d'attendre qu'ils diminuent avant de reprendre l'ascension à un rythme très surveillé sachant que le corps est en acclimatation. Si ceux- là persistent en revanche, la descente à un niveau inférieur est plus que conseillée, quitte à retenter l'ascension une fois que tous les symptômes ont disparu, le corps sera certainement plus adapté qu'à la première ascension !

Bref vous l'aurez compris : vous pouvez profiter en toute liberté des hauteurs et aller gratter le menton des chamois à condition d'être toujours à l'écoute de votre corps pour que votre aventure ne finisse pas à l'hôpital !

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